Une fois de plus….

Honteux….voici l’article du journal Sud Ouest sur la pollution d’un affluent de la riviere la Joyeuse .

La fromagerie Onetik n’est pas toute blanche Depuis plusieurs années, la fromagerie Onetik déverse des résidus lactés dans un petit affluent de la Joyeuse. La société était convoquée en justice hier après-midi.

Les résidus lactés rejetés par la fromagerie Onetik blanchissent les cours d’eau environnants, au grand dam des riverains et des collectivités.


Certains jours, à Mendionde, l’eau de la Joyeuse est blanche. A Macaye, commune voisine, une croûte jaunâtre de résidus lactés se forme et on peut traverser à gué le petit ruisseau du village, affluent de la susdite Joyeuse. Ces jours-là, l’odeur est pestilentielle et le taux d’oxygène dans l’eau atteint le seuil létal pour la vie aquatique de 0,1 mg/litre d’eau.

De quoi mettre en colère bien des habitants de ces communes et, avec eux, le maire de Mendionde, Lucien Betbeder.

La commune était partie civile au procès en correctionnelle qui a eu lieu hier au tribunal de Bayonne. Il a expliqué qu’il était interpellé sans arrêt sur la question par ses administrés et qu’il attendait que le jugement impose enfin à la fromagerie un respect des normes.

Car Onetick est aussi dans le collimateur des inspecteurs des installations classées et s’est attiré les foudres du préfet. En 2008, il a signé un arrêté de mise en demeure : sans travaux sur la station d’épuration dans les six mois, l’usine serait fermée.

« Grande désinvolture »

Un an et demi plus tard, quelques améliorations ont été apportées et l’inspecteur juge la situation « acceptable ». Me Christophe Miranda, qui représente la commune de Mendionde, estime que malgré les améliorations récentes, il est « moralement » important qu’Onetik soit condamné et il suggère une fermeture administrative sous astreinte.

Car si des travaux ont été entrepris sur la station d’épuration de cette installation classée, la partie « administrative » n’est toujours pas mise à jour. Les autorisations accordées à Onetik portent sur une certaine quantité de lait -70 000 litres-, aujourd’hui largement dépassée sans qu’une régularisation n’ait été réalisée, malgré les prescriptions de l’arrêté préfectoral de 2008. Les rejets actuels ne sont en conformité ni avec les législations sur l’eau et ni avec les règles européennes en vigueur, a rappelé hier le procureur de la République Olivier Janson qui note la « grande désinvolture d’Onetik ».

« Je suis surpris qu’on ose en plus plaider la relaxe ! La société est en dehors des clous, n’a toujours pas régularisé sa situation sur le plan administratif. Son dirigeant, qui ne se présente pas à la barre, a déjà été condamné pour les mêmes faits sur le même site. On aurait attendu qu’Onetik adopte au moins un profil bas. A la place, on nous prétend qu’on n’est coupable de rien. Cela veut dire qu’on ne peut pas faire confiance à Onetik ».

Le parquet demande, pour la personne morale, une peine de 75 000 euros d’amende, dont 50 000 avec sursis. Une peine d’un mois de prison avec sursis et 4 000 euros d’amende ont été requis contre Xavier Maurance, le directeur de l’entreprise. Le tribunal rendra sa décision le 28 février.

Source Sud Ouest par véronique fourcade.

Laka

Un commentaire.

  1. Bonjour,

    merci pour ces infos et j’espère que ce scandale cessera sous peu.

    Bonne continuation,

    Chris

Commentaires clos.